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Opter pour un isolant mince

 

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Véritable révolution ou simple complément d’isolation ou pare-vapeur, le débat faire rage. Les isolants minces : pour quelle utilisation ?

Les isolants minces ne laissent pas indifférents… Que sait-on sur leur efficacité ? Comment les utiliser ? Eléments de réponse.

Qu’est-ce qu’un isolant mince ?

L’isolant mince est constitué d’une ou plusieurs couches d’aluminium et de couches intermédiaires en feutre, ouate, mousse plastique alvéolaire, laine végétale ou minérale… L’ensemble constitue l’isolant mince, aussi appelé isolant multicouche ou réflecteur ou plus globalement PMR (produit mince réfléchissant).

Car ces films d’aluminium ont pour but de renvoyer le rayonnement thermique pour empêcher les déperditions de chaleur.

Comme son nom l’indique, l’isolant mince est particulièrement fin, de 5 à 30 mm environ, ce qui constitue sa principale différence avec les isolants classiques. On l’utilise alors pour isoler les combles, où le gain de place est un avantage important, mais il peut également isoler la toiture, le sol ou les murs.

Généralement disponible en rouleau, il séduit par sa maniabilité et sa souplesse, en plus de sa faible épaisseur. De plus, il est étanche à la vapeur d’eau et ne nécessite donc pas la pose d’un pare-vapeur en plus.

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L’isolant mince : complément ou véritable isolant ?

Sur le marché depuis les années 90, les isolants minces font aujourd’hui encore débat. La Réglementation thermique de 2005 oblige les matériaux à prouver leur performance en affichant un R (résistance thermique) égal à 5 ou plus. Mais la méthode sevrant à mesurer ce R, basée sur l’absorption, ne permet pas, selon les fabricants d’isolants minces, de tester les performances des PMR, ceux-ci fonctionnant sur le principe de la réflexion.

L’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), s’appuyant sur deux études de 2007 menées notamment par le CNRS et le CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment), conclue que les isolants minces ne peuvent obtenir un R de plus de 2, « insuffisant pour répondre aux exigences réglementaires ». Ainsi, selon l’Ademe :« L’utilisation des PMR est plutôt à envisager en complément d’isolation thermique ».

Mais avec la nouvelle réglementation thermique (RT 2012), l’étanchéité devient l’un des critères principaux de l’isolation et le R à prendre en compte ne sera plus celui de chaque matériau mais de l’ensemble de la maison ; une méthode plus favorable au principe de l’isolant mince.

Ainsi, l’organisme britannique BM TRADA Certification, dont les avis techniques sont reconnus en France, a certifié en octobre 2011 qu’un isolant mince réfléchissant utilisé en situation réelle était conforme à la RT 2012 : 3,5 cm d’isolant mince serait aussi isolant que 20 cm de laine de verre.

Les fabricants mettent également en avant l’impact de l’isolant mince sur la consommation d’énergie puisque les effets du vent seraient fortement diminués, une qualité que ne possèdent pas les isolants classiques.

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