Les différents matériaux isolants pour la maison

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Assurer une bonne isolation thermique à son foyer est essentiel pour réduire sa facture l’électricité. En effet, pour compenser une mauvaise isolation, on a tendance à multiplier les sources de chauffage et à gaspiller de la chaleur. Voici un panorama des principaux matériaux isolants qui existent sur le marché, avec chacun leurs avantages et leurs spécificités.

 

Choisir son isolant : les critères importants

isoler sa maison

Pour comparer l’efficacité des différents matériaux isolants, on considère leur “résistance thermique” (R), exprimée en m2 K/W. Un matériau est considéré comme isolant à partir de 0,5 m2 K/W. Et plus R est important, plus le produit est isolant ; une information que vous devez retrouver sur l’étiquette. Cette valeur dépend de deux facteurs : l’épaisseur du matériau isolant et sa conductivité thermique (ou lambda).

A fortiori, un isolant se doit de retenir la chaleur, son coefficient de conductivité thermique devra donc être le plus faible possible. En revanche, plus le matériau est épais, plus il isolera. La résistance thermique indiquée sur chaque produit est donc obtenue en faisant le rapport de ces deux données.

Enfin, sachez que, pour les produits isolants, le marquage CE est obligatoire. De plus, la certification Acermi (Association pour la certification des matériaux isolants) garantit les performances et caractéristiques techniques du produit.

 

Les isolants d’origine minérale

Les isolants en laine minérale sont constitués de matières premières naturelles comme le sable, la roche volcanique ou le verre recyclé (calcin).

La laine de roche et la laine de verre sont les isolants les plus couramment utilisés dans la maison. Sous forme de rouleaux et panneaux, elles s’utilisent pour les toitures, les combles, les murs et les plafonds. En vrac, elles servent à insuffler les murs creux et à isoler des combles perdus.

Très résistants à la chaleur (difficilement combustibles), les isolants à base de fibres minérales supportent en revanche très mal l’humidité, c’est pourquoi des pare-vapeurs leur sont généralement adjoints sur les rouleaux.

Attention à la densité du produit : les laines de verre ou de roche peuvent aller de 12 kg/m3 jusqu’à 130 kg/m3. Cette différence n’altère quasiment pas les performances d’isolation en hiver mais les produits les plus légers ne vous protégeront pas de la chaleur en été.

Les isolants synthétiques

le polyurethane pour bien isoler sa maison

Les isolants synthétiques regroupent plusieurs types de produits, notamment ceux en plastique alvéolaire. Les plus utilisés sont les isolants polystyrènes et le polyuréthane.

Les isolants en polystyrène extrudé (structure à pores fermés) ou expansé (à pores ouverts) se présentent sous la forme de panneaux. Ils possèdent une bonne résistance thermique et sont également efficace en termes d’isolation phonique. Leur principal inconvénient : ils sont facilement inflammables et sous l’action de la chaleur, le polystyrène émet des gaz toxiques contenus dans ses additifs ignifuges.

Le polyuréthane est lui disponible sous forme de panneaux ou de mousse, cette dernière permettant d’atteindre les parties difficiles d’accès en l’y projetant.

Enfin, il existe également des isolants minces réfléchissants, constitués de feuilles d’aluminium assemblées sur des couches intermédiaires de mousse souple, de feutre, de polyéthylène à bulles, etc. S’ils sont particulièrement fins par rapport aux autres isolants, ils ne sauraient suffire pour satisfaire les exigences de la réglementation thermique : « Lorsque la pose est bien réalisée, le produit mince réfléchissant (PMR) peut être utilisé comme complément d’isolation pour améliorer la résistance thermique totale de la paroi », explique l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).

Néanmoins, la plupart des PMR étant étanches à la vapeur d’eau, ils peuvent servir de pare-vapeur du côté intérieur des murs.

Les isolants d’origine végétale et animale

Bien moins répandus que les laines minérales, les isolants d’origine végétale et animale représentent environ 2% du marché de l’isolation. Il en existe de nombreuses sortes, présentés en panneaux, rouleaux ou en vrac : laines de bois, de lin, de mouton, de coton ou de chanvre, fibres de bois, ouate de cellulose, liège…

Leur principal attrait des isolants naturels est surtout écologique : ils utilisent globalement moins d’énergie grise (énergie nécessaire à extraire, transformer, distribuer puis recycler le produit) que les autres types d’isolants. De plus, une plante comme le chanvre produit des fibres naturellement fongicides et antibactériennes et nécessite donc moins de traitements.

Néanmoins, ces isolants ne sont pas 100 % naturels puisque les produits finis, suivant leur nature, possèdent environ 15 % de polyester permettant le lier les fibres entre elles.

Au niveau des performances thermiques, leurs coefficients sont proches de ceux des laines minérales. Ils constituent donc, a priori, une alternative aux autres produits isolants, mais manquent encore d’avis techniques et de certifications attestant de leurs performances.

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