Jardiner sans moteur, c’est possible ! août08

Jardiner sans moteur, c’est possible !

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Jardiner sans moteur était une idée impensable il y a quelques années. Aujourd’hui, fini le jardin corvée et bonjour le jardin plaisir !

Notre quotidien est de plus en plus agressif. Nous voulons tous un jardin pour nous déstresser et profiter de la nature en jardinant le plus naturellement possible. Adieu donc moteurs avec leurs inévitables bruits et odeurs nauséabondes sans oublier l’essence, l’huile ou le fil électrique, tous indispensables. En plus, jardiner avec un outil à main plutôt qu’avec un moteur nous fait faire des économies et préserve notre environnement quotidien.

 

Un jardin de petite taille

Certes, l’idée de tout faire à la main devient vite irréaliste quand on dispose d’un grand terrain. Une telle surface à entretenir manuellement demanderait beaucoup de temps en créant beaucoup de fatigue. Le jardinage doit rester un plaisir. La plupart des maisons d’aujourd’hui dispose d’une surface de jardin entre 300 et 500 m². Avec une telle surface, l’intérêt d’un outillage motorisé devient réduit.

 

Retour vers une vie plus saine

L’apparition des outils motorisés a été vécue comme un véritable progrès par les générations précédentes. De nos jours, le vrai progrès est de retrouver une vie plus saine et plus naturelle. Les vertus du jardinage pour combattre le stress sont déjà bien connues. Avoir une activité physique est aussi bénéfique pour notre santé alors que nos vies sont de plus en plus sédentaires. Une bonne fatigue physique est le meilleur des somnifères et la bonne vieille sieste réparatrice revient au goût du jour.

Les méthodes de travail diffèrent nettement entre outillage motorisé et outillage manuel. Avec un outillage motorisé, quand on le chantier est lancé, on veut aller au bout coûte que coûte. Résultat on force, on se fatigue, on risque davantage l’accident. Quand on a terminé, on est épuisé, nos bras vibrent encore longtemps après l’arrêt de la machine et on reste un bon moment assourdi par le bruit du moteur.

Avec un outil manuel, on se fixe plus facilement de limites, on dose et on fractionne ses efforts, on se ménage des pauses et on reprend plus tard. On prend davantage le temps de vivre en communiant en même temps avec la nature. On profite alors pleinement de son jardin en le vivant comme une source d’équilibre et de bien être. Le jardinage zen en quelque sorte !

 

Repenser le jardinage autrement

potagerSi l’emploi d’outillage sans moteur ne suffit pas, il faut peut-être alors repenser son jardin pour qu’il nécessite moins d’interventions. La nature peut aussi nous aider, il suffit d’y penser :

  • Une haie doit être taillée très souvent pour être belle et régulière : planter plutôt une haie libre que l’on entretient de temps en temps par simple élagage ou alors choisir une espèce à faible développement.
  • La pelouse peut être réduite pour ne pas imposer de fastidieuses séances de tonte et pouvoir être tondue manuellement en réalisant : des allées, une ou plusieurs terrasses thématiques (repas, lecture ou repos…), des massifs de plantes vivaces très couvrantes nécessitant peu d’entretien, un espace potager, une plate-bande d’herbes aromatiques et médicinales, un bassin d’eau ou encore laisser un espace en prairie que vous ne faucherez qu’une fois par an. La multiplicité de ces espaces et de leurs différents besoins de soin répartiront les tâches tout le long de l’année au lieu de concentrer dans le temps de véritables corvées.
  • Un potager pas trop grand pour ne pas recourir à la motobineuse : la remplacer par la fourche-bêche écologique (biobêche, biofourche ou alors grelinette selon les appellations). Ce type d’outil aère et décompacte le sol au lieu de le retourner. Cela améliore la fertilité du sol de votre jardin en favorisant l’aération, le drainage et les micro-organismes alliés du jardinier.
  • Une allée en cailloux ou en terre donnera toujours plus de travail de désherbage qu’une allée cimentée, goudronnée, en dalles jointives ou en dalles avec enherbement.
  • Des arbres de grand développement nécessitent d’être élagués à partir d’une certaine taille et celle-ci implique beaucoup de feuilles mortes à l’automne : des essences d’arbre au développement limité impliqueront moins d’entretien tout au long de l’année.

 

Les outils manuels

outillage-jardinPratiquement à tous les coups, remplacer un appareil ou un outillage motorisé par un outil manuel, fait déjà gagner de la place de rangement. Ce sont en général des outils simples, demandant peu d’entretien, jamais en panne et durables dans le temps. On peut aussi les choisir par goût esthétique du bel outillage. Il ne faut pas hésiter à les choisir de qualité : ergonomie, matériaux employés, mécanisme… On s’y retrouve toujours.

C’est aussi bien plus agréable de travailler sans bruit et sans pollution. Dernier avantage, la précision et la qualité du travail manuel sont toujours bien meilleurs qu’avec des outils motorisés.

Alors n’hésitez plus. Cisaille, bêche écologique, perche d’élagage, élagueuse, tondeuse manuelle, fendeuse de bûches et bien d’autre outils alternatifs aux appareils motorisés se trouvent facilement dans les magasins.

 

L’outillage motorisé

Cessons de penser tout le temps « moteur ». Il faut cependant être réaliste, tous les travaux de jardinage ne sont pas réalisables manuellement. Une pelouse ou une haie trop grande, des arbres trop grands ou trop hauts seront plus aisément entretenus avec de l’outillage motorisé.

On peut cependant faire des compromis et revenir à l’outillage à main progressivement ou en partie. On peut très bien commencer par s’équiper à l’occasion d’une panne définitive. On remplace alors un outillage motorisé par un outillage manuel.

Alors pourquoi ne pas vous y mettre prochainement ?

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