Bien choisir le combustible pour un poêle à pétrole mobile

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Le CLAM (combustible liquide pour appareil de chauffage mobile) est un combustible adapté au poêle à pétrole mobile. Quels sont les critères pour bien choisir son pétrole ?

 

Caractéristiques du pétrole

 

Fabrication et composition

 

Le CLAM est issu des raffineries pétrolières. Le raffinage puis la désaromatisation créent un combustible de qualité. C’est un mélange d’hydrocarbures d’origine minérale ou de synthèse. Il est destiné à l’alimentation des appareils mobiles de chauffage conformes au décret n° 92-1280 du 10 décembre 1992.

La désaromatisation permet de réduire les composés tels que benzène (toxicité), paraffine (bouchage de l’injecteur) et de soufre doivent être limitées. Le seuil légal de teneur en aromatiques est de 1% maximum. Plus le CLAM sera désaromatisé plus son taux d’aromatiques sera bas. Ce taux peut descendre jusqu’à moins de 0,1%. Dans cette version la plus élaborée, donc la plus chère, on obtient un pétrole combustible sans odeur.

Le point éclair ou point d’inflammation du CLAM est supérieur à 62°C.

 

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Combustible liquide standard pour appareil de chauffage mobile

Différents combustibles

 

Il existe un grand choix de combustibles pour poêles à pétrole en fonction du taux d’aromatiques. Il y a même une version de synthèse dite « verte » qui contient 5% de biocarburant issu de l’agriculture. Tous les CLAM sont compatibles avec tous les poêles à pétrole du marché.

Le pétrole combustible se rapproche du pétrole lampant utilisé autrefois comme mode d’éclairage. Attention cependant à ne pas utiliser le pétrole lampant comme carburant :

  • son taux d’aromatiques est souvent supérieur à 5% (la réglementation française pour le CLAM est de 1% maximum ;
  • son point éclair est inférieur à 61°C, un niveau d’inflammation plus bas que celui du CLAM ;
  • ses teneurs en soufre et en benzène, une molécule cancérigène, sont très élevées, créant un risque d’incendie du poêle.

 

 

Conditions d’utilisation du CLAM

 

Le poêle à pétrole reste un système de chauffage d’appoint. Son rendement énergétique est moindre par rapport à un système de chauffage central. L’intérêt du mode de chauffage par poêle à pétrole est sa rapidité de chauffe pour un usage ponctuel.

Le principe de chauffage d’un poêle à pétrole consiste dans la combustion de pétrole dans un local à chauffer. Cette combustion va dégager des émanations, de l’humidité et d’éventuelles mauvaises odeurs. Pour cette raison, le local d’utilisation de ce type de chauffage doit être régulièrement aérer pour assurer un renouvellement d’air.

On conseille d’employer ce mode de chauffage dans des lieux suffisamment spacieux et bien ventilés, pour une durée d’utilisation faible. Il peut s’agir d’un atelier, d’une annexe de bâtiment non habituellement chauffée. On peut également chauffer une habitation quelques heures en période de grands froids, quand le système de chauffage principal ne suffit plus. Attention : un tel chauffage ne doit pas être utilisé de nuit dans un logement habité. Autre utilisation, la fonction hors gel de certains appareils permet de protéger un local quand la température atteint une certaine limite.

 

Consignes à respecter

 

Dans tous les cas, il faut respecter les consignes suivantes :

  • ne pas utiliser le combustible de l’année précédente qui aurait stagné dans le réservoir ;
  • ne pas mélanger ce combustible avec tout autre produit (même d’appellation identique car les formulations peuvent être incompatibles) ;
  • vérifier que le réservoir contient assez de combustible avant d’allumer le poêle à pétrole ;
  • ne recharger l’appareil en combustible que lorsque celui-ci est éteint et suffisamment refroidi ;
  • utiliser uniquement un combustible approprié à cet usage et idéalement ceux recommandés par le constructeur (un combustible inapproprié peut être dangereux, jusqu’à risquer une explosion ;

 

Inconvénients du CLAM

 

Les chauffages à pétrole suscitent certaines craintes qui devraient disparaître avec les modèles commercialisés aujourd’hui. En respectant les règles de sécurité et les consignes d’utilisation, les dangers potentiels ont été fortement réduits voire éliminés par l’ajout de sécurités et de nouvelles fonctions sur les modèles de poêle récents.

 

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Combustible liquide sans odeur pour appareil de chauffage mobile

Odeurs de pétrole

 

Certains utilisateurs se plaignent du dégagement d’odeur de pétrole à l’allumage et à l’arrêt de leur appareil. Ces odeurs sont le résultat d’une combustion incomplète avec des poêles à mèche. Pour ces raisons, ces modèles d’entrée de gamme sont délaissés au profit des poêles à laminaire ou électroniques. Ceux-ci ont pour la plupart une fonction d’absorption qui limite le dégagement d’odeurs.

Un poêle à pétrole à mèche (entrée de gamme), alimenté en pétrole 1er prix, dégage plus d’odeur qu’un poêle à pétrole électronique alimenté en pétrole désaromatisé.

A noter que lors de leur premier allumage, tous les poêles à pétrole dégagent une odeur qui disparait après quelques utilisations.

 

 

 

Emanations de gaz toxiques

 

Une combustion imparfaite, une ventilation insuffisante du local et la mauvaise utilisation du poêle sont les premières causes d’accidents. Les principaux gaz dégagés sont le dioxyde de carbone (CO2), le monoxyde de carbone (CO), l’anhydride sulfureux et les oxydes d’azote. Une intoxication peut provenir de la fumée et de la condensation du pétrole qui stagnent dans la pièce au lieu d’être évacués vers l’extérieur.

L’émission de gaz nocifs est limitée par un bon réglage et un bon entretien du poêle à pétrole. C’est particulièrement le cas avec les anciens appareils démunis de systèmes de détection et de régulations. Les poêles à pétrole électroniques sont équipés d’un détecteur de dioxyde de carbone (CO2), de monoxyde de carbone (CO) et d’oxygène. En cas de danger, l’appareil s’arrête automatiquement. Le sigle ODS marqué sur certains appareils indique que l’alimentation en pétrole sera coupée en cas de manque d’oxygène.

 

Brûlures et incendies

 

Un appareil à combustion présente toujours un risque de brûlure et d’incendie. C’est un risque d’autant plus important que des enfants ou des animaux domestiques sont au contact de l’appareil.

La première précaution est d’utiliser l’appareil de chauffage à distance minimum d’un mètre de tout mobilier ou matériau susceptible d’être combustible. Le poêle doit être placé dans un endroit dégagé, sur une surface plane et stable.

Le risque de brûlures est écarté avec les poêles à pétrole maintenant équipés de parois froides.

Pour prévenir les incendies, les modèles vendus aujourd’hui sont équipés d’un système anti-basculement. Ce dispositif coupe le chauffage en cas de renversement de l’appareil. Il est complété par un arrêt de l’écoulement du combustible. Attention car les appareils de chauffage anciens ne disposent pas de ces éléments de sécurité.

En cas d’incendie :

  • Prévenir immédiatement les pompiers en composant le 18 ;
  • Evacuer rapidement le local en fermant portes et fenêtres pour confiner l’incendie ;
  • Ne pas tenter d’éteindre le feu avec de l’eau. Le pétrole, moins dense que l’eau, resterait à la surface de l’eau et serait dispersé ;
  • Utiliser uniquement un extincteur à poudre.

 

Humidité

 

Toute combustion consomme de l’oxygène et crée de la vapeur d’eau qui augmente le taux d’humidité de l’air. L’air chaud produit par un poêle à pétrole est donc chargé en humidité. Au contact des parois froides (vitres, murs, etc), cette humidité crée une condensation. Une bonne ventilation de la pièce résout en général ce phénomène. C’est d’autant plus important qu’un air chargé en humidité est plus difficile à chauffer qu’un air sec. Si de l’humidité reste malgré tout présente, l’installation d’un absorbeur d’humidité sera nécessaire (voir les absorbeurs d’humidité ou les déshumidifacteurs).

 

Utilisation économique du CLAM

 

Le poêle à pétrole doit être utilisé pour un chauffage d’appoint. Son rendement est moindre que celui d’un système de chauffage central. Le coût de la chaleur produite est donc plus élevé. Les hausses du prix du pétrole à certaines périodes peuvent rendre le coût de fonctionnement de ce type de chauffage encore plus onéreux. Il faut donc réserver l’utilisation d’un poêle à pétrole à un usage limité dans le temps

Le prix du CLAM varie surtout en fonction de sa désaromatisation. Un pétrole sans odeur est environ 50% plus cher qu’un pétrole 1er prix.

 

Economies d’énergie en fonction du modèle

 

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Combustible liquide premier prix pour appareil de chauffage mobile

La marque, le type de poêle à pétrole et les différentes options d’équipement de l’appareil sont déterminants pour une bonne maîtrise de la consommation et donc du coût de fonctionnement.

Si on prend un modèle de poêle d’entrée de gamme alimenté en pétrole 1er prix. Son usage ne sera pas forcément plus économique qu’un modèle plus haut de gamme. Un modèle électronique bien que plus cher à l’achat, consommera moins de CLAM grâce à un meilleur rendement et des fonctions de régulation de la température et de programmation horaire. Sans compter un meilleur confort d’usage dû à une meilleure répartition et régulation de la chaleur ainsi qu’une qualité de combustion qui supprime les odeurs.

Certains modèles de poêle à pétrole électronique disposent d’un mode économique qui réduit la puissance de chauffe jusqu’à 40%.

Le local à chauffer doit être pris en compte. L’emploi d’un pétrole désaromatisé n’est par exemple pas indispensable pour chauffer une serre ou conserver hors gel, un local non habité. La nuisance olfactive sera très limitée. Un pétrole 1er prix conviendra parfaitement tout en étant moins cher.

Les appareils électroniques sont équipés d’un dispositif de combustion anti-odeurs. Leur alimentation en CLAM désaromatisé n’est donc pas indispensable. C’est un test à faire lors des premières utilisations pour choisir le combustible liquide le plus adapté.

 

Technologies et économies d’énergie

 

Un poêle à pétrole électronique, plus cher à l’achat qu’un modèle plus simple, s’avère plus économique sur la durée. Un modèle d’entrée de gamme, non équipé de bons systèmes de combustion et de régulation, consommera beaucoup plus de pétrole sur la durée qu’un modèle électronique.

La bonne qualité des brûleurs garantit une bonne combustion et contribue aux économies d’énergie. Un bon brûleur réduit également les possibles interventions pour réparation ou entretien (cas des poêles à mèche).

De nombreuses autres technologies participent à la réalisation d’économie en combustible :

  • Thermostat régulant la puissance pour éviter une surchauffe des pièces. Certains modèlent offrent jusqu’à 5 puissances de chauffe programmables pour s’adapter à la température ambiante et aux pièces de volume différent ;
  • Détecteur de présence qui réduit la puissance de chauffe de l’appareil au bout d’un certain temps d’inoccupation de la pièce. Les économies réalisables peuvent atteindre 12%.
  • Système de calcul automatique de la durée de fonctionnement par rapport aux volumes de la pièce et la température ambiante

 

Manipulation

 

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Pompe manuelle pour alimentation d’un appareil de chauffage mobile en combustible liquide

Le combustible liquide pour poêle à pétrole se vend en bidons (recyclables ou non) ou en vrac dans en station-service. Une formule économiquement plus avantageuse.

La contenance des bidons est en général de 20 litres, plus rarement de 5 litres. Ils peuvent être vendus en pack de bidons de 20 litres par 100, 200 ou 300 litres. Là aussi, le prix est plus avantageux qu’un achat à l’unité.

Le chauffage au combustible liquide nécessite donc des manutentions régulières et un stockage des bidons (20 litres équivalent environ à 20 kg).

Le transvasement et l’alimentation du poêle à pétrole s’effectue avec une pompe plastique. Cette manipulation peut engendrer des éclaboussures. La plupart des modèles ont un réservoir amovible qui permet de faire le plein en dehors du local à chauffer. Cela évite les éventuels désagréments d’odeur de combustible et les écoulements sur le sol. Le CLAM est relativement gras et les tâches sont difficiles à enlever. Elles nécessitent l’utilisation d’un solvant.

La capacité des réservoirs des poêles à pétrole varie entre 4 et 9 litres selon les modèles et leur autonomie.

 

 

 

 

Stockage du combustible

 

Le CLAM est considéré comme un polluant. Il ne doit pas être stocké dans un local d’habitation, en particulier à cause des émanations de benzène. Il ne faut pas conserver de produits alimentaires dans le même local.

Pour une bonne conservation, le CLAM doit être conservé dans un bidon opaque et stocké au sec, à l’abri du gel et de la lumière. La pièce de stockage doit être séparée et ventilée, à l’abri de l’eau et de tout produit inflammable pour une question de sécurité.

L’utilisation du combustible doit se faire de préférence dans les 12 mois après la date d’achat.

 

Voir toute la gamme de combustibles liquides pour appareil de chauffage mobile

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